MARYLISE BEAUCREUX, Head of R&D department, Laboratoire Grand Fontaine

Mes choix se sont orientés vers les start-up et les petites structures, car elles offrent une vision globale du business, tout en permettant d’exercer des tâches très polyvalentes.

Intégrer l’Institut Supérieur Agronomique de Rennes et choisir de se spécialiser en 3ème année en Nutrition Humaine à AgroParisTech ? Débuter son parcours professionnel dans une spin-off de l'Institut de pharmacie de Rennes qui avait breveté une technologie ? Travailler pour le pôle de compétitivité Valorial, qui crée des passerelles entre la recherche et l’industrie au travers de projets collaboratifs ? Partir pour Barcelone et prendre la tête du département R&D d'une jeune entreprise ? 

2004 - 2006

Student, AgroCampus Ouest

 

2006 - 2007
Student, INA P-G (2004)

 

2007 - 2007
Project set up and fundraising in public health , ROUEN UNIVERSITARY HOSPITAL - SANOFI AVENTIS
 

2008 - 2009

Responsible of technology transfer , IN-CYCLO

2009 - 2009

Follow-up and promotion of consortium projects , VALORIAL 

2010 - 2012

Project Manager in functional ingredients , NUTRIONIX SA 

2013- aujourd'hui

Head of R&D and Innovation , Laboratoires Grand Fontaine 

Vous avez hésité entre la pharmacie et l’agronomie pour vos études supérieures. Quelles ont été les motivations de votre choix ?
 

Passionnée par les sciences de la vie, je voulais m’orienter vers une formation supérieure scientifique. J’ai opté pour l’agronomie qui, à mon sens, offrait un enseignement et des débouchés plus diversifiés. J’ai donc intégré l’Institut Supérieur Agronomique de Rennes, et choisi de me spécialiser en 3ème année en Nutrition Humaine à l’AgroParisTech. Je travaille aujourd’hui dans un laboratoire pharmaceutique spécialisé en nutrition médicale, je suis donc toujours en lien avec ces 2 mondes.

 

 

Le stage de deuxième année vous a permis de tester deux domaines qui vous intéressaient, l’ethnologie et la recherche. Quelles conclusions tirez-vous de cette expérience ?

 

Côtoyer le monde de la recherche était très enrichissant. J’ai particulièrement aimé le recueil de données sur le terrain. A l’issue de cette expérience, j’ai toutefois réalisé que le monde de la recherche fondamentale n’était pas fait pour moi, et je me suis réorientée vers une spécialité plus appliquée.

Quel souvenir gardez-vous de votre année de spécialisation à l’AgroParisTech ?
 

Très diversifiée : des cours à cheval entre la recherche, la santé publique et l’industrie, un projet avec l’Institut National de la Consommation, et un stage de fin d’étude au CHU de Rouen, dans le domaine de la santé publique. Je reste aujourd’hui en contact avec mes anciens professeurs, et j’ai d’ailleurs eu l’occasion d’intervenir auprès des étudiants de la spé sur la thématique de la réduction du sel, du point de vue des industriels.

Fraichement diplômée, comment avez-vous appréhendé votre entrée sur le marché du travail ?
 

Ce n’était pas évident, on entendait souvent « c’est la crise ». Beaucoup de jeunes diplômés étaient tentés de poursuivre leurs études. J’ai également eu cette réflexion car j’étais intéressée par une formation complémentaire en marketing. Finalement, je me suis lancée et j’ai intégré l’industrie, en pensant que je pouvais toujours compléter ma formation sur le terrain. Ce que je fais régulièrement en suivant des formations professionnelles.

Quelle ont été vos premières expériences professionnelles ?

 

Mes choix se sont orientés vers les start-up et les petites structures, car elles offrent une vision globale du business, tout en permettant d’exercer des tâches très polyvalentes.

 

J’ai démarré dans une spin-off de l’université de pharmacie de Rouen, qui avait breveté une technologie que j’étais chargée de valoriser auprès des industriels agro-alimentaires.

 

J’ai ensuite travaillé pour le pôle de compétitivité Valorial, qui crée des passerelles entre la recherche et l’industrie au travers de projets collaboratifs. La diversité des projets et des acteurs m’a permis d’être au cœur de l’innovation dans des domaines aussi variés que l’alimentation, la qualité, le développement durable, etc. J’y ai également appris les rouages du montage de consortium et du financement de la R&D.


Enfin, chez Nutrionix je développais des solutions innovantes visant à réduire le sel des produits transformés.

 

 

En 2013, vous partez pour Barcelone, quel a été l’élément déclencheur ?

 

J’étais à un moment de ma vie où je souhaitais vivre à l'étranger, car je ressentais le besoin de travailler dans un environnement plus international. Par ailleurs, j’apprenais à l’époque l’espagnol en autodidacte. Je me suis donc mise en contact avec des ingénieurs agro travaillant en Espagne via le réseau Uniagro. C’est par ce biais que j’ai fait la connaissance de Romain Chalumeau qui était alors en phase de création des Laboratoires Grand Fontaine. Cela c’est donc fait assez naturellement et j’ai intégré l’entreprise au démarrage de son activité, en janvier 2013.

Pour vous, qu’est-ce que cela signifie être à la tête du département R&D des Laboratoires Grand Fontaine, jeune entreprise en pleine croissance ?
 

C’est un poste challenging car nous avons monté en seulement 2 ans une gamme complète de nutrition médicale, et nous travaillons aussi bien avec l’Europe qu’avec le grand export. Mes missions sont très transversales : développement et enregistrement des produits, gestion de la partie industrielle, support technique, travail avec les leaders d’opinion, etc. J’apprécie tout particulièrement la dimension internationale de mes fonctions, à la fois avec les clients et mes collègues. 

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