RENAUD DE SAINT LAGER, Directeur de Projets Performance, VEOLIA

L’environnement est un thème qui restera d’actualité et pour lequel les besoins seront de plus en plus forts

Intégrer l'ENGREF et s'orienter sur la thématique eau avec l'envie d'aller à l'international ? Réaliser son stage de fin d'études dans une station d'épuration aux Etats-Unis ? A travers un VIE, travailler sur des études pilotes sur le traitement des eaux usées et le traitement membranaire d’eau potable ? Partir en Slovaquie et intégrer les équipes de VEOLIA ? Gérer des projets de performance à l'international sur les thématiques de l'eau, des déchets et de l'énergie ?

1994 - 1997
Student, INA P-G (94)

 

1997 - 1998

Student, ENGREF (98)

1999 - 2000

Responsables études pilotes, Degrémont

2000 - 2005

Responsable Service Equipements Standards, Aquasource

2005 - 2009

Directeur des Opérations, Sloveo

2009 - 2012

Directeur régional (ouest), Dalkia

 

2012 - 2014

Chef de projets Performance, Réseaux de chaleur at Dalkia, Dalkia

2014 - 2015

Directeur Technique et Performance, Veolia Energy CZ & SK

Décembre 2015 - Aujourd'hui

Directeur de Projets Performance - Opérations transverses, Veolia

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Pourquoi avec vous choisi AgroParisTech ? Attiré par les thématiques de l'environnement, vous décidez d'intégrer l’ENGREF et saisissez l'opportunité d'un master à l'étranger, pouvez vous nous en dire plus ?

 J’ai choisi AgroParisTech en raisonnant en termes d’éventail d’opportunité à la sortie. De plus La thématique environnementale me plaisait. En France nous avons VEOLIA et SUEZ, les deux champions mondiaux des services à l’eau et environnement. L’environnement est un thème qui restera d’actualité et pour lesquels les besoins seront de plus en plus forts. Il y aura de plus en plus d’opportunité dans ce domaine. Enfin, mon père avait fait l’Agro ce qui m’avait sensibilisé sur ce point-là.

Ensuite j’ai intégré en civil, l’ENGREF, une école spécialisée sur les eaux et les forêts. Le domaine des forêts est plutôt un débouché pour les fonctionnaires. Je me suis donc orienté sur la thématique eau avec l’envie d’aller à l’international, malgré mon niveau d’anglais moyen. L’école venait de signer une convention avec un institut à Québec (INRS-Eau) dans le cadre d’un master. Du coup j’ai réalisé ma dernière année de l’ENGREF à Québec, j’étais le premier à inaugurer ce partenariat ! J’ai pu constater que le niveau d’étude est « différent » de celui en France. C’était une très bonne expérience, y compris au niveau culturel.

 

Pour votre stage de fin d'études, vous partez à News York dans une station d'épuration, quel était votre mission ?

 

J’ai effectué mon stage de fin d'étude à New-York dans le cadre de mon stage de fin d’étude à l’INRS-Eau. J’ai travaillé sur une station d’épuration pendant 6 mois dans le Bronx. Je voulais aller sur le terrain et dans un cadre anglophone : c’était réussi ! Je devais réaliser des essais pilotes préalable à la modification de cette station d’épuration. Différents types de technologies et de fournisseurs ont donc été testés et comparés, ce qui demandait un investissement en capitaux important.  Cela a permis au client d’avoir des certitudes en terme de qualité de traitement et de dimensionnement des installations. Ce stage s’est effectué dans un bureau d’étude filiale de VEOLIA, et je suivais plus particulièrement les pilotes de Degrémont, filiale SUEZ.

 

A la suite de votre stage, vous décidez de passer côté fournisseur de technologies à travers un VIE aux États Unis puis d’un CDI en France, quelles étaient alors vos nouvelles missions ?

 

Dans la continuité de mon stage, j’ai ensuite trouvé un VIE : je suis passé du côté fournisseur de technologies. Je me suis occupé, sur une période de 15 mois, des études pilotes sur le traitement des eaux usées, puis sur le le traitement membranaire d’eau potable. Mon niveau d’anglais pour le coup s’est vraiment amélioré !

Après mon retour, j’ai trouvé du travail à Toulouse dans l’entreprise qui fabriquait la technologie membranaire exploitée lors de mon VIE, toujours en continuité. Pendant 5 ans, j’étais en charge d’une équipe qui fabriquait les équipements standards. J’avais des tâches de management, de communication, de recrutement et j’étais en relation avec des clients à l’international.

 

Au bout de cinq ans, vous démissionnez pour rejoindre votre femme en Slovaquie, et intégrez les équipes de Veolia, avez-vous aimé travailler dans le domaine de l’automobile ?

 

En arrivant là-bas, j’avais deux offres d’emploi : une dans le domaine de l’automobile et l’autre chez Veolia.

J’ai intégré les équipes de Veolia qui venaient de signer un contrat de Facility Mangement et services environnementaux sur un nouveau site de Peugeot / Citroën. Les activités de Veolia avaient un lien direct avec la production automobile puisqu’elles étaient centrées sur l’eau, les déchets, l’énergie dans de nombreux domaines dont la logistique et les transports. Tous les ans il fallait améliorer les choses. Le client avait un droit de regard détaillé sur notre travail. Je suis resté sur ce poste pendant 3 ans et demi. C’était une expérience passionnante mais usante.

 

Vous avez ensuite l'opportunité de participer à la centralisation de la division énergétique de Veolia, quels étaient les différents aspects de ce processus ?

 

La personne qui m’avait embauchée m’a proposé de rejoindre les équipes de la division énergie de Veolia en tant que chef de projet pour réorganiser tout le groupe en Slovaquie (14 filiales) afin de créer 3 régions opérationnelles qui devaient optimiser les pratiques du groupe tout en centralisant toutes les fonctions support. J’ai eu la gestion de ce projet pendant un an. Il y avait un gros travail de management pour que les salariés adoptent et participent au projet ainsi qu’un gros travail communication pour que les salariés se l’approprient. J’ai ensuite pris la tête d’une des trois régions et suis resté à ce poste pendant 3 ans.

 

Vous êtes aujourd’hui au siège social de VEOLIA à Paris et gérez des projets de performance à l’international, quel est votre rôle ?

 

Après avoir passé 8 ans entre Slovaquie et république Tchèque, entrecoupés de 2 ans au siège Parisien, je navigue aujourd’hui entre Paris où je travaille, et Prague ou vit ma famille.

Mon rôle d’animation de 7 projets de performance, touchant aux domaines de l’énergie, l’eau, les déchets et la gestion des actifs industriels, est de m’assurer que le travail du groupe aboutit bien à la production de livrables (standards, bonnes pratiques, benchmarks…, que les délais sont bien respectés et que les déploiements dans nos différentes Business Units suivent.

 

Vous travaillez à Paris et vivez à Prague, c'est une situation particulière !

 

En effet ! Le célibat géographique en France est courant ; dans mon cas, la distance est juste un peu plus grande. Il est vrai que la vie à Prague est bien agréable ; J’avais appris le slovaque, le tchèque est différent : je le comprends mais je ne le parle pas ; et comme les tchèques comprennent le slovaque, tout va bien ! En conclusion, je conseille à tous les jeunes de partir travailler à l’étranger car ce sont des expériences qui sont formatrices !

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