ROMAIN CHALUMEAU, CEO, Laboratoires Grand Fontaine

A l'agro j'étais à la fois étudiant, apprenti et auto-entrepreneur

Apprenti en école d'ingénieur ? Consultant dans le secteur de la finance ? Un poste à dimension internationnale ?
Les apports de l'agro dans des postes d'économie et de gestion des entreprises ?

Créer une start-up à 20 ans et une autre à 35 ans ? Innover dans le secteur de la nutrition médicale ?

1997-2000
Student, INA P-G (97)

 

1999 - 2001

Deputy Project Leader, Bongrain

 

2001-2004

Manager, Deloitte

 

2004-2007

CFO, Sodilac

 

2007-2012

General Manager Export, Ordesa

 

2012- aujourd'hui

CE0, Laboratoires Grand Fontaine

Lors de vos études à AgroParisTech, vous étiez à la fois étudiant, apprenti et auto-entrepreneur ?

 

Oui (rire) ! En 3ème année je suivais la spécialisation économique (actuellement EGE) tout en étant apprenti chez Bongrain dans le domaine laitier. J’étais au sein de la direction industrielle.

 

C’est à cette même période que je me suis lancé avec des étudiants de l’agro et de Dauphine, dans l’aventure start-up, en créant C’est Si Bon. Le principe ? La vente de produits du terroir sur internet.

 

C’est en rencontrant des investisseurs et en cherchant à organiser des levées de fonds pour ma start-up que j’ai découvert le monde, du consulting, de la banque d’affaires et des fonds d’investissements. Je me suis rendu compte à l’issu de ces deux expériences professionnelles, de mon appétence pour la gestion, la stratégie et la direction plus que pour la production. Cependant je reste persuadé que l’apprentissage était à l’époque, une voie royale pour financer ses études et être en contact avec le monde professionnel.

 

Un après votre sortie de l’école, vous intégrez le cabinet de conseil Deloitte. Que retenez-vous de cette première expérience dans la finance ?

 

En 2001, j’intègre en effet ce cabinet dans la division de conseil en stratégie (Strategic Advisory Services, ex Braxton) et après deux ans j’ai rejoint le service de fusion-acquisition. J’intervenais plus spécifiquement dans des opérations du secteur Santé et Agroalimentaire. 

 

Je suis donc devenu consultant dans le département Corporate Finance spécialisé dans le secteur de la santé et de l’agroalimentaire et ce qui me plaisait particulièrement c’était le dynamisme lié à la diversité des talents de mes collègues.

 

Grâce aux interactions avec mes clients, ma volonté de repartir vers le monde de l’entrepreneuriat s’est confirmée… De plus je m’occupais à cette époque du Club Agroentrepreneurs.

 

Comment accéder à un poste de consultant dans le secteur de la finance avec la formation agro?

 

A l’époque je ciblais ce type d’entreprise en conseil. Ces entreprises recherchent des profils généralistes, en mesure d’apprendre vite et qui savent s’adapter. L’agro nous apporte cette capacité d’adaptation. On y apprend les maths, la physique, la biologie mais aussi les sciences sociales et l’économie. De plus, nous apportons une certaine crédibilité quand il est question d’aller voir des clients dans le secteur de l’alimentaire et de la santé.

 

Evidemment en comptabilité mon niveau technique n’était pas très bon au départ mais la partie t financière s’apprend facilement sur le terrain.

 

Quitter Deloitte pour devenir directeur adjoint de Sodilac, un de vos clients à l’époque. Expliquez-nous ?

 

Chez Deloitte, je me suis occupé de la cession de la filiale française d’un laboratoire américain spécialisé en nutrition infantile. Cette filiale, Sodilac, a été rachetée par le groupe catalan Ordesa qui m’a alors proposé de devenir directeur financier et administratif de Sodilac.

 

A 27 ans, j’ai eu l’opportunité de « remettre les mains dans le cambouis » avec l’objectif de restructurer une entreprise. J’étais dans une PME. Nous avons du trouver des locaux, recruter une force de vente, mis en place un système d’information, créer la plupart des départements de support qui étaient rester dans l’entreprise cédante, Wyeth france. L’entreprise  est passée, en moins d’un an, de 10 à 80 salariés.

 

Après des expériences franco-françaises, direction l’Espagne pour un poste à dimension internationale. Peut-on parler d’un grand changement ?

 

Effectivement ! Au bout de 3 ans, Ordesa me propose de venir à Barcelone pour prendre la direction générale internationale du groupe. Je quitte alors la France avec ma famille pour m’installer dans un nouveau pays. Mon nouveau poste à dimension plus commerciale me permet de développer une nouvelle compétence : l’international. Je développe la commercialisation des produits infantiles dans le monde entier et j’ouvre notamment des marchés tels que le Mexique, la Colombie, la Chine et le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord.

 

Cette expérience a été à la fois très riche puisque j’ai pu découvrir des pays dynamiques, mais aussi très oxygénante, le fait d’avoir un pied dans son bureau et un pied à l’extérieur permet de prendre du recul et ainsi mieux piloter le business.

 

Entre l’économie et la gestion d’entreprise, à quel moment appliquez-vous vos compétences d’agro ?

 

En tant que directeur de business unit, même si la priorité reste la partie commerciale, la fibre agro aide beaucoup pour négocier et collaborer avec les usines et les fournisseurs. Mon expérience chez Bongrain, m’a notamment permis de connaître le fonctionnement d’une usine laitière.

 

Retour aux sources, vous créez votre deuxième entreprise ! Quelles ont été les opportunités qui vous ont poussé à repartir dans l’aventure de l’entreprenariat à 35 ans ?

 

Grâce à mon expérience de patron de business unit dans le domaine de la nutrition infantile chez Ordesa, j’ai eu la chance de beaucoup voyager. Je me suis retrouvé confronté à de nombreux Marchés.

 

Je me suis alors intéressé au marché de la nutrition médicale  Je me suis replongé dans l’aventure de l’entreprenariat pour fonder les Laboratoires Grand Fontaine.

 

Parlez-nous de Laboratoires Grand Fontaine

 

Laboratoires Grand Fontaine est né en 2012 et j’ai eu la chance d’associer le groupe Ordesa à l’aventure. Ordesa est devenu notre partenaire industriel et financier.

 

Dans un mode de fonctionnement type start-up, nous promouvons  un nouveau mode d’innovation plus informel et plus flexible que celui utilisé par les grands groupes…

 

Nous sommes aujourd’hui une entreprise internationale spécialisée dans la recherche, le développement et la fabrication de produits de nutrition médicale pour adultes. Notre objectif est d’allier solution médicale et qualité organoleptique, en travaillant avec une démarche scientifique.

 

Nos perpectives d'avenir sont d'étendre notre développement à l’international et de continuer d’innover.

 

Quels sont pour vous les avantages à implanter sa start-up à Barcelone ?

 

Barcelone est une ville très dynamique. Non seulement, elle est la capitale espagnole de l’industrie pharmaceutique et agroalimentaire, mais elle est aussi l’hub logistique d’Espagne pour l’exportation. De plus c’est une ville très attractive pour les nouveaux talents.

 

Laboratoires Grand Fontaine évolue dans un incubateur dans lequel la mutualisation des compétences nous apporte créativité, idées, aide sur la communication...

Barcelone - entrepreneur - apprenti - finance  - nutrition - agroalimentaire - santé - start-up - spécialité EGE

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